INTERVENTION DU 10 NOVEMBRE

Monsieur le Président,

J’ai dit dans mon intervention du 03 novembre dernier devant cette honorable assemblée que «  nous luttons pour conquérir et conserver une indépendance réelle, J’ai dit également (que nous demandons que les deux Etats voisins, l’Ethiopie et la somalie déclarent solennellement ici comme ailleurs reconnaitre notre droit à l’existence en tant qu’entité indépendants et mener une politique de notre choix. Nous demandons également que ces deux pays puissances voisines s’engagent à s’abstenir de toute intervention de nos affaires intérieures. L’arrière pensée de nous dicter, une fois indépendantes, notre politique extérieur est chimérique. Nous nous refuserons à devenir le protectorat d’un autre pays quel qu’il soit ». J’ai dit aussi plus haut : «l’on sait cependant que des revendications annexionnistes ont existé jadis à l’encontre de notre pays. Heureusement, ces revendications ont disparu aujourd’hui ». Il semble que cela ne soit pas clair pour tout le monde. En disant que les revendications qui ont existé jadis ont disparu aujourd’hui. Je me base sur des déclarations répète  à plusieurs reprises devant les instances internationales par les deux pays susmentionnées. J’ai en mémoire également les nombreuses résolutions entérinées par ces mêmes pays. Le président de la république démocratique de somalie, le général Siad Barre a dit à Kampala, qu’il,  je cite  « réaffirme le soutien de la somalie à l’indépendance inconditionnellement du territoire et prie instamment le Sommet de prendre les mesures nécessaires pour que la dernière colonie française puisse occuper la place qui lui revient dans la communauté des Nations ». Intervenant devant votre commission le 19 novembre 1975, le représentant de la somalie, l’ambassadeur Abdourazak Hadji Hussein à déclare, je cite : «  à l’occasion de ces deux conférences (il s’agit de la conférence de Kampala  et de la conférence de Lima) , la somalie et l’Ethiopie se sont engagées à renoncer à toutes prétentions qu’elles pourraient avoir sur le territoire pour des raisons historiques ». M. Hussein à poursuivi en déclarant, je cite «  le gouvernement somalie à déclare à maintes reprises et réaffirmes maintenant qu’il n’a nullement l’intention d’annexer le territoire. »
Le 3  novembre dernier, le représentant de la somalie à déclaré que, je cite : « la somalie sera le premier pays à reconnaitre le nouvel Etat et de ce fait respectera son indépendance, sa souveraineté et son intégrité territoriale conformément aux principes de la charte  de Nations Unies et de la charte de l’O.U.A. ». L’Ethiopie a déclaré pour sa part, par la bouche du général Teferi Benti, président du gouvernement provisoire militaire à colombo en aout 1976, je cite « le gouvernement militaire d’Ethiopie n’a pas et n’aura plus dans l’avenir des revendications territoriales d’aucune sorte sur la totalité ou sur une partie d’un Djibouti indépendant ». voila pour les déclarations des deux Etats, voyons maintenant les résolutions auxquelles ils ont apporté leur adhésion : il s’agit de la résolution 431 adoptée par le conseil des membre de l’O.U.A a Kampala en juillet 1975 et la résolution 480 adoptée à Port-Louis en juillet 1976 ainsi que la résolution adoptée à Lima en aout 1975 par le conseil de ministre des affaire étrangères des pays non-alignés et la partie de la déclaration de colombo se référant à la question de Djibouti. Toutes ces déclarations et toutes  ces résolutions m’amènent à dire que les revendications sur mon pays ont cessé. Ceci est heureux. En outre j’ai demande dans mon intervention du 3 novembre et je répète aujourd’hui que je demande aux deux puissances qu’elles renouvellent leurs engagements de la façon solennelle, ici devant la commission de la décolonisation, comme dans toutes les occasions qu’elles renouvellent donc leur engagement de reconnaitre, de respecter et d’honorer notre souveraineté ainsi que notre intégrité territorial. Qu’elles s’engagent également de s’abstenir de toute intervention dans nos affaire intérieures et ceci sous aucune prétexte.
Ces engagements pourraient se faire, selon moi dans des termes identiques quoique séparément de façons à éviter toute équivoque et toute mauvaise interprétation.
En outre je me permet de vous demander, honorable délégué, d’adopter une résolution faisant ressortir de la façon la plus nette possible, les engagements de ces deux Etats quant au respect de la souveraineté du futur Etat et de l’intégrité de son territoire sur lequel ils n’ont plus de revendications.
Monsieur le Président, honorable délégués, étant donné les devoirs de ma charge et à mon grand regret, il ne m’est pas possible de rester parmi vous plus longtemps. Au nom de mon peuple je vous remercie de l’effort que vous avez fait pour mon pays.
Je vous remercie de l’honneur que vous me faites en me permettant de vous exposer mon point de vue. Je repars avec espoir qu’une résolution conforme aux aspirations de notre peuple sera adoptée.
Encore une fois, merci, Monsieur le Président.

 

1 852 Comments